Description du projet

Le Festival des Cordes Sensibles se distingue, dans le paysage des festivals de musique ancienne, par un mélange entre la promotion de jeunes talents d’une part et des concerts avec les plus grands artistes internationaux d’autre part.

Inscrit dans la durée, dix ans en 2013, le festival démontre que grâce à une très grande exigence artistique, il est possible de proposer des concerts d’un très haut niveau en dehors des grandes scènes et des grandes métropoles.

La presse régionale, France 3 pays gardois, France Bleu Gard Lozère, La Gazette de Nîmes et Montpellier, Le Midi Libre, plus confidentiel, radio grille ouverte, ont aujourd’hui clairement identifié le festival et soutiennent son action en diffusant largement sa programmation. Le soutien de la presse nationale est plus balbutiant, mais les éditions 2012 et 2011 ont su donner le ton d’un festival de musique ancienne incontournable sur un territoire aujourd’hui inscrit à l’UNESCO.

L’organisation actuelle du festival s’appuie sur une poignée de mélomanes-bénévoles, chaîne de compétences et d’énergie qui permet de recevoir dans de bonnes conditions les artistes, sonoriser, installer les lieux, accueillir un public toujours plus nombreux, près de 900 spectateurs en 2012 pour une série de 5 concerts, en proposant la gratuité pour les moins de 12 ans et des tarifs n’excédent pas 20 euros pour les concerts les plus prestigieux.

Cet événement est également possible grâce au soutien des collectivités, mais aussi et surtout à l’accompagnement de partenaires privés qui représente en 2012 plus de 50% du budget total. Leur action, attentive et pérenne, est aussi un des gages de notre réussite et nous les en remercions ici.

Au moment de souffler une dixième bougie, nous souhaitons renforcer l’ancrage territorial du festival et sa notoriété auprès du public local, en créant l’événement  avec un concert privé « hors les murs » ou « hors les montagnes »… dédié aux dirigeants du bassin alésien et ceux de la métropole nîmoise.

L’idée forte du festival : le caractère incontestablement vivant et moderne de la musique ancienne.

Créé en 2004 à Saint Ambroix, entre Gard et Ardèche, le Festival des Cordes Sensibles est organisé depuis sa création par l’association culturelle, loi 1901, ARAMA (Association pour la Rencontre Autour de la Musique Ancienne).
Chaque édition accueille de jeunes virtuoses comme de célèbres interprètes qui partagent avec un public cosmopolite et local, le temps d’une soirée et pendant une semaine, dans des lieux marqués par l’histoire, le meilleur de la musique ancienne.

Les secrets de cette rencontre ?

Ulrich Messthaler, directeur artistique du Festival depuis 2008 !
Interprète de renommée internationale, Ulrich Messthaler se produit aux côtés des plus grands ; titulaire d’une chaire pour le chant et l’interprétation du lied à la célèbre « Schola Cantorum Basiliensis » de Bâle en Suisse et coach vocal à l’Opéra Comédie de Montpellier, il auditionne régulièrement les prodiges de la musique ancienne de demain. Deux atouts qui lui permettent, avec son équipe, de proposer une programmation qui flirte avec les plus grands festivals d’Europe.

Leur ambition ?

• Faire découvrir au plus grand nombre le caractère vivant et moderne de la musique ancienne.
• Maintenir une programmation d’exception, des tarifs accessibles.
• Favoriser le rayonnement du territoire et de ses acteurs grâce à la musique ancienne.
C’est le défi que le Festival des Cordes sensibles souhaite relever avec le mécénat !

 Un festival singulier

Le « piment » du Festival : « carte blanche » aux interprètes

Exigeante la musique ancienne laisse à priori peu de latitudes aux interprètes. Ulrich Messthaler, directeur artistique, conscient du besoin des invités du festival de s’exprimer « hors champs » leur laisse « carte blanche »…Le public adore !
Saveurs de la Renaissance pour tous !
Après chaque concert, l’association ARAMA, organisatrice du festival, invite public et musiciens à partager un moment de convivialité et venir apprécier les vins de la Renaissance comme l’hypocras, vin sucré dans lequel a infusé de la cannelle ou bien le moretum, un vin parfumé à la violette.
Tout ceci est accompagné de pâtisseries élaborées à l’aide de recettes offertes par la bibliothèque de Dijon qui archive tous les secrets de la pâtisserie française du XVIème au XVIIIème siècle.
Sous le signe de la convivialité
Pour les musiciens, la semaine du festival est une parenthèse dans une saison musicale très chargée.
Hébergés par des familles d’accueil ils se retrouvent chaque jour pour déjeuner avec les organisateurs bénévoles.
Itinéraire musical
À 20 km d’Alès, dans la région de Saint Ambroix, chaque concert se déroule dans un lieu patrimonial différent, comme un itinéraire musical à travers le territoire : les églises de Barjac, Saint Brès, Saint Victor de Malcap, Saint Jean de Valériscle, l’orangerie du château de Potelières.

Projet jeunes publics 2013

Dans un contexte rural, le festival propose aux écoles primaires du secteur de participer à des ateliers de musique vocale.
L’intention est de permettre aux enfants issus de la diversité, de milieux et d’horizons différents, de découvrir et partager avec les chanteurs la musique ancienne.
L’expérience se prolongera par un concert dédié, dans une église, un temple, ou un château, une autre façon d’aller à la rencontre du patrimoine architectural et de s’approprier les traces de son histoire.

Dix années de musique ancienne en Cévennes

L’alchimie du festival : jeunes talents et artistes internationaux

Le Festival des Cordes Sensibles se distingue, dans le paysage des festivals de la musique ancienne par un mélange entre la promotion de jeunes talents d’une part et des concerts avec les plus grands artistes internationaux d’autre part.
En 2012, l’événement le plus attendu, et le plus inattendu pour ce type de festival, était la création franco-suisse d’un opéra d’Antonio Vivaldi, dont une partie a été réécrite et interprétée par un très jeune compositeur allemand, Thomas Leininger.
Pour cette soirée, l’église romane de Saint Jean de Valeriscle était comble, le public a pu entendre un spectacle hors norme avec un orchestre splendide dirigé avec brio par Michael Form !
La surprise incontestable de cette soirée fut les solistes, tous jeunes et déjà avec un niveau digne des plus belles salles.
La beauté des timbres a ému le public, notamment la soprano suédoise Jenny Högström avec sa voix riche et sensuelle et le baryton arménien Aram Ohanian. Deux interprètes destinés à une grande carrière internationale, qui se souviendront un jour de leur première scène en Cévennes !
Plus confidentiel, le millésime 2011 était particulièrement savoureux. Les plus grandes interprètes reconnus comme les meilleurs représentants de leurs instruments étaient présents, notamment la luthiste française Claire Antonini, seule musicienne à pouvoir jouer du luth européen et du tar arabe lors d’un même concert. Elle a littéralement envouté le public avec son jeu exquis.
Reconnus mondialement comme de grands maîtres de leurs instruments respectifs, Marc Hantai à la flûte traversière et Jean Tubery au cornet, sont deux interprètes uniques d’un niveau actuellement inclassable. Leur excellence musicale et leur participation exceptionnelle au festival ont été saluées par le public enthousiaste.
En 2010, Marilia Vargas, ancienne élève d’Ulrich Messthaler, qui se produit aujourd’hui dans le monde entier, a proposé aux festivaliers, un répertoire métissé avec de la musique italienne et brésilienne. Avec beaucoup de charme et d’esprit, accompagnée de son compatriote Nicolau de Figueiredo, claveciniste fascinant et envoûtant, Marilia a su une nouvelle fois toucher son public, et le convaincre, qu’en dehors des pièces connues, il existe également un répertoire fascinant.
Subjuguée par l’acoustique de l’église de Saint Jean de Valeriscle, elle souhaite y enregistrer son prochain disque.
Au moment de souffler une dixième bougie, nous pouvons affirmer que le Festival des Cordes Sensibles propose une programmation très variée. Ces éditions sont riches en événements artistiques, elles sont toujours orchestrées autour de la musique ancienne et sa vibrante modernité.
Une telle manifestation, qui s’inscrit dans le temps avec une grande exigence artistique, démontre également, qu’il est possible de présenter une série des concerts d’un très haut niveau en dehors des grandes scènes et des grandes métropoles
Les acteurs du festival : publics, bénévoles, partenaires
Foisonnement d’artistes de nationalités différentes, le festival est aussi un lieu de rencontre entre les différents publics.
Public local ou des départements limitrophes, résidents secondaires venus d’Angleterre, de Hollande, de Belgique, vacanciers de passage en chambres d’hôte ou en camping, curieux et mélomanes sont chaque année au rendez-vous. Lors de chaque représentation ils plébiscitent l’accueil, les lieux, et les artistes qu’ils rejoignent après le concert autour d’un buffet baroque et savoureux.
La presse régionale, France 3 Pays gardois, France Bleu Gard Lozère, La Gazette de Nîmes et Montpellier, Le Midi Libre, plus confidentiel, Radio Grille Ouverte, ont aujourd’hui clairement identifié le festival et soutiennent son action en diffusant largement sa programmation.
Le soutien de la presse nationale a pris de l’ampleur et les éditions 2012 et 2011 ont su donner le ton d’un festival de musique ancienne incontournable sur un territoire aujourd’hui inscrit à l’UNESCO.
L’organisation actuelle du festival s’appuie sur une poignée de mélomanes-bénévoles, chaine de compétences et d’énergie qui permet de recevoir dans de bonnes conditions les artistes, sonoriser, installer les lieux, accueillir un public toujours plus nombreux, près de 900 spectateurs en 2012 pour une série de 5 concerts, en proposant la gratuité pour les moins de 12 ans et des tarifs n’excédant pas 20 e pour les concerts les plus
prestigieux.
Enfin cette action est aussi possible grâce au soutien des collectivités, et surtout à l’accompagnement de partenaires privés qui représente en 2012 plus de 50% du budget total.
Leur action, attentive et pérenne, est aussi un des gages de notre réussite et nous les en remercions ici.

Entretien avec le directeur artistique

Ulrich Messthaler, depuis combien d’années êtes vous implanté dans la région ?

Ulrich Messthaler : 20 ans !

Un coup de coeur en quelque sorte ?

U.M. J’avais envie de m’installer dans le midi… Il n’y avait aucune raison raisonnable si ce n’est l’envie de s’évader, trouver un endroit à moi loin des sites touristiques mais à proximité d’une gare et d’un aéroport. En tant qu’artiste le lieu n’avait pas réellement d’importance et je suis tombé sous le charme des Cévennes, je m’y sens bien. J’y suis chez moi !

Cela fait plusieurs années maintenant que vous dirigez le festival, que retenez-vous de l’édition 2012 ?

U.M. L’interprétation de Montezuma dans l’église bondée de Saint Jean de Valériscle. L’orchestre dirigé avec brio par Michael Form, les jeunes chanteurs envoûtants. Une soirée inoubliable et marquante pour un musicien comme moi.

Quels sont vos projets pour 2013 ?

U.M. Le festival est aujourd’hui une rencontre de références grâce à une programmation d’un très haut niveau qualitatif. Cette année nous soufflons notre dixième bougie et développons les ateliers en direction des publics jeunes …

Une master class ?

U.M. Oui, une master class pour les jeunes chanteurs sur le thème de Haendel, et des ateliers avec les enfants des
écoles primaires animés par VOCES8

VOCES8 revient au festival

U.M. Ils sont presque nés ici … et le public les adore, alors profitons-en sans modération !

D’autres artistes seront présents ?

U.M. Bien sûr ! Diègo Ares, jeune claveciniste, qui a débuté ici. Il est devenu une star de la scène française. France
Musique lui a consacré une matinée au Printemps 2011. Il nous proposera aussi un concert privé pendant l’hiver …

Les dates de l’édition 2013 …

U.M. Du 1er au 6 juillet, sur plusieurs sites, des incontournables du festival connus pour leur acoustique et le charme des vielles pierres, et de nouveaux lieux à redécouvrir.

Ulrich Messthaler, un dernier mot ?

U.M. Oui, le festival témoigne chaque année de la modernité de la musique ancienne et prouve qu’il est possible d’avoir une programmation exigeante de niveau international en dehors des grandes scènes et des grandes métropoles.